Compte rendu de course : Le duo de Tain l’Hermitage

duo tain l'hermitage 2017

Depuis le début de la saison des courses j’ai avalé beaucoup de kilomètres sur le bitume. Je me suis entraînée pour des 10km, semi-marathon mais toujours sur route.
Pourtant j’aime aussi quitter la route pour les chemins.
En début d’année avec Seb nous nous sommes inscrits sur le 26km du trail de Tain l’Hermitage qui se fait en duo. Et je dois dire qu’après ma péripétie d’Annecy et les semaines d’entraînement sur route, ce trail tombait à point nommé le dimanche 21 mai!

Cette course c’était un petit challenge parce que je n’avais jamais couru 26km et surtout pas avec autant de dénivelé, 1100 mètres.
Mais j’en ai eu de bons échos, les paysages de la Drôme sont magnifiques et l’ambiance promettait d’être carrément sympa. Je savais aussi que j’étais capable de tenir la distance et la durée de course et puis le faire en duo pousse toujours à se dépasser.

Je ne me souviens pas en détail de chaque kilomètre de cette course qui a quand même duré un peu plus de 3h30.
Mais je vais essayer de vous la partager au mieux!

Dimanche 21 mai, 6h20 le réveil sonne, il fait encore presque nuit mais bizarrement j’ai moins de mal à me lever que pour aller au boulot^^
On check une dernière fois les affaires : ceinture à eau, gobelet, pâte de fruit, porte-dossard, gatosport et on file parce que la course est à 1h de route et on doit encore récupérer nos dossards.
Comme tout trail qui se respecte les cadeaux sont gourmands. Point de tour de cou ou de t-shirt trop grand mais 1 bouteille de vin (bon je n’aime pas le vin mais ça fera des heureux !) et une entrée gratuite pour le musée du chocolat Valrhona (ça c’est clairement le meilleur cadeau de course du monde pour les fans de chocolat !).

duo tain l'hermitage 2017

9h30 c’est l’heure de prendre le départ.
Le soleil tape déjà fort mais impossible de se plaindre le temps est juste parfait.
Dès le premier kilomètre on se retrouve au milieu des vignes, le paysage est vraiment sympa et la petite montée qui arrive aussi.
Tout le monde baisse la cadence jusqu’à marcher, on sait ce qui nous attend derrière alors on se préserve! Avant j’avais tendance à forcer pour continuer à courir mais je me suis vite rendue compte que je me grillais de l’énergie pour rien et que je n’avançais pas franchement plus vite!

Au 2e km la première grosse difficulté arrive avec une montée digne de ce nom qui va durer presque 2km! Et 2km en montée c’est long, ça casse les jambes, ça fait s’affoler ton cardio à fond la caisse alors que t’as l’impression de ne pas avancer… en réalité je n’avançais presque pas, ce n’était pas une impression!
Mais c’est aussi ce que j’attendais en me frottant à un trail avec un bon dénivelé et je suis servie !
Forcément après la montée vient la descente… et moi je suis une trouillarde quand il s’agit de laisser partir les jambes dans le dénivelé négatif! Et vu ce qu’on s’est tapé en montant je vous laisse imaginer la tronche de la descente dans les petits cailloux, le sol un peu sableux bien glissant. Je ne fais pas la maligne sur ce kilomètre mais je préfère rester prudente plutôt que de terminer la pente sur les fesses.
J’arrive en bas entière et hop on remonte, il ne faudrait pas qu’on oublie ce que ça fait de grimper.
Seulement le 6e kilomètre et j’ai l’impression de courir depuis presque 1h… ah bah oui c’est parce que c’est le cas! Quand je vous dis que ça grimpe!

duo tain l'hermitage 2017

duo tain l'hermitage 2017

Pas le temps de cogiter une deuxième belle descente s’offre à nous! Les bénévoles nous préviennent que ça glisse un peu… me voilà rassurée^^

Seb part devant je n’essaie même pas de le suivre on se retrouvera en bas sur mes jambes ou mes fesses ça reste à déterminer!
J’ai ce réflexe ridicule de m’accrocher aux minuscules branches qui sont sur le bord du chemin… ça ne sert tellement à rien! Mais ça me donne l’impression d’avoir une petite sécurité si je glisse… Oui c’est bien connu qu’une branchounette toute fine va me retenir si je pars en vrille. Finalement j’arrive en bas sur mes deux jambes, juste quelques dérapages à signaler.
Je retrouve Seb et on papote sur la petite portion de plat qui suit et qui fait du bien aux muscles!

On joue aux montagnes russes : une nouvelle montée, une nouvelle descente périlleuse, une groooossssee montée où je me retrouve à moitié à quatre pattes pour grimper!
Il n’y a la place que pour un coureur donc on se suit à une allure proche de… celle d’une tortue ! C’est tellement physique mais j’ai tellement aimé grimper, m’accrocher aux branches, aux rochers pour avancer!
C’est à ce moment que je me suis rendue compte, encore plus que d’habitude, de l’importance du renforcement musculaire. Pour être plus résistante, plus puissante et relancer même lorsque ça devient difficile.
Le premier ravitaillement apparaît au loin, non ce n’est pas un mirage! On s’arrête boire un coup, remplir nos gourdes et me mettre un pansement parce que je commence à avoir une ampoule et il reste encore 14km quand même.
On arrive sur une phase de plat et de faux plat descendant alors on essaie de mettre un peu de vitesse. Il fait chaud mais le vent et l’altitude rendent la chaleur supportable.
Jusqu’au 17ème kilomètre il y a de la difficulté mais ça passe, même si je commence à fatiguer. Je compte les kilomètres encore à parcourir , je pense au grosses difficultés qui sont encore à venir, mon ampoule me fait mal et une nouvelle est en train d’apparaître sur mon autre pied.. mais la vue, le paysage au milieu duquel nous avons la chance de courir me fait vite oublier la douleur!
Faire cette course en duo avec seb, qui est la personne qui me connaît le mieux, est un gros plus. Il est la pour me booster mais sans trop en faire parce que ça m’agace! Quand je commence à râler ou à douter de mes capacités il trouve les mots justes pour me donner la motivation.
Le mental est un peu à l’image du profil de la course : un coup ça monte, un coup ça descend, mais quoiqu’il arrive on arrivera au bout!

duo tain l'hermitage 2017

duo tain l'hermitage 2017

On discute avec une coureuse qui a l’habitude de faire beaucoup de trail. Je lui pose quelques questions, je lui demande des petits conseils, on papote tous les 3 et c’est super agréable après plus de 2h30 de course.
Au 19e le second ravitaillement fait son apparition. Seb prend à manger, moi je me contente de m’hydrater avec une boisson de l’effort parce que mon ventre commence à faire des siennes. Le gatosport à fait le job jusque là, il m’a calé l’estomac sans me causer de problèmes gastriques. Mais je sais qu’avec l’effort qu’on a déjà fourni l’idéal serait de pouvoir manger quelque chose…sauf que clairement c’est pas trop possible.
On marche quelques mètres le temps que Seb se ravitaille et on repart pour la dernière grosse difficulté de cette course.

Et là c’est dur, je suis crevée, mes jambes pèsent une tonne, la chaleur s’est bien installée.
On entame une grosse ascension en sous bois où je suis littéralement à quatre patte pour monter certaines portions!
J’ai tellement envie de m’arrêter, faire une pause mais je sais que si je le fais je ne vais jamais réussir à redémarrer! On se suit tous sur ce single hyper technique, on se parle un peu pour oublier la douleur mais pas trop parce qu’on a plus de souffle et de force!
J’ai l’impression de grimper depuis longtemps alors que quand je regarde ma montre nous avons seulement fait 500m… Haha la bonne blague!

duo tain l'hermitage 2017

duo tain l'hermitage 2017

Enfin le sommet! On s’arrête, on profite parce que la vue est juste wahou! J’en oublie presque la difficulté pour venir jusque là… j’ai bien dit presque!
Jusqu’au kilomètre 24 on profite des descentes et du plat pour se refaire une santé. On passe dans les vergers, dans les vignes, sur de jolies routes pavés… il y a des cerises partout, si j’avais su j’aurais pris mon panier! Et puis bim la dernière côté que l’on attendait plus, mes mollets sont ravis!
Plus que 2 kilomètres, plus de difficultés juste une fin de parcours parfaite pour piquer une petite accélération.
Comme tout au long du parcours le public est très présent, on entend  » allez c’est fini, plus que 500m! »
500m pendant lesquels je réalise que je viens de faire ma course la plus longue et la plus dure. Je n’ai plus de force mais voir la ligne d’arrivée juste devant moi me redonne de l’énergie et on termine en donnant tout ce qui nous reste!

duo tain l'hermitage 2017

On l’a fait ! Sous la chaleur, avec en cadeau 3 grosses ampoules mais je m’en fiche! C’était trop chouette!

Une organisation bien ficelée, des bénévoles au top, un public présent tout au long du parcours pour nous encourager, des paysages magnifiques, un tracé exigeant mais ludique… une première expérience pour moi et je ne regrette pas mon choix de course!

J’ai envie de me frotter à d’autres trails, peut-être plus longs ou avec plus de dénivelé.
Je sais qu’il y a du boulot pour être au niveau mais c’est un autre challenge, une autre façon de s’entraîner parfaite pour casser la routine de la route.
Et comme près de Lyon nous avons la chance d’avoir de quoi nous amuser je devrais trouver mon bonheur 🙂

Vous aimez le trail? Ou vous êtes plutôt route? Ou les deux parce que c’est toujours mieux de varier les plaisirs ^^

2 Replies to “Compte rendu de course : Le duo de Tain l’Hermitage”

  1. Je tente de me mettre au trail, c’est dur mais c’est challengeant.
    Je suis de la région, ça fait plaisir de lire un CR d’une course proche de chez moi. C’est super agréable de te lire, bon courage pour tes futurs trails 🙂

    1. Merci beaucoup pour ton retour
      Oui le trail c’est pas facile mais on se dit à quand le prochain quand on termine haha!
      Merci encore et j’ai hâte de suivre ton entrée dans le trail,tu me tiens au courant 🙂

Laisser un commentaire