Sport et réseaux sociaux : se motiver mais pas se comparer!

Sport et réseaux sociaux : la motivations 2.0

Depuis un long moment j’ai envie d’aborder le sujet sport et réseaux sociaux sans jamais trop oser me lancer.
Et puis en voyant les réactions positives suite à mon post instagram à ce sujet je me suis dit que c’était bien d’en parler.
Si on commence à se censurer sur son propre blog c’est quand même le comble!

Les réseaux sociaux, la motivation 2.0

Instagram, Facebook, Twitter, les blogs… autant d’espaces pour partager sa passion du sport, ses expériences, ses courses, motiver sa communauté, partager ses objectifs…
Je suis moi-même présente sur toutes ces plateformes parce que j’aime partager avec vous ces moments sportifs.
Je me suis prise au jeu petit à petit et je trouve que les réseaux sont un outil génial pour faire des découvertes, suivre les objectifs des uns et des autres, se motiver, échanger autour de notre pratique…
Je prends toujours beaucoup de plaisir à me balader sur les blogs et les comptes Instagram pour lire les résumés de courses, suivre les préparations des autres, laisser un petit mot d’encouragement ou des félicitations, me donner des idées pour un futur défi, profiter de l’expérience des autres, me motiver, découvrir de nouveaux sports…
Et dans l’autre sens j’aime aussi beaucoup vous partager mes séances, mes entraînements, mes hauts et mes bas, papoter avec vous dans les commentaires ou en messages privés.
Je suis convaincue de l’apport hyper positif d’internet et des réseaux sociaux! Je suis mal placée pour dire le contraire étant donné le temps que je peux y passer!

C’est grâce à ça que j’ai rencontré des personnes devenues mes amis, que j’ai eu connaissance de chouettes courses, que j’ai osé aller courir en groupe, que j’ai pu organiser mes ateliers sport et bien-être, que j’ai découvert et pris goût au triathlon… bref beaucoup de belles choses!

Si vous me dites parfois que je vous motive c’est également souvent le cas en retour : voir vos publications me donne le coup de pied aux fesses qui me manque certains jours pour chausser mes baskets. Ou au contraire me conforte dans l’idée de me reposer parce que c’est de la vraie fatigue et pas de la flemme.

Bref vous l’aurez compris ce monde « virtuel » possède des bons côtés.
Mais il peut aussi se montrer sous un jour moins appréciable.

Sport et réseaux sociaux : la motivations 2.0

Ne pas se comparer aux autres, s’occuper de soi

A regarder ce qui se passe chez les autres , leur rythme d’entrainement, leur résultat de course… on peut vite en venir à culpabiliser et ne pas se sentir à la hauteur. Comme l’impression d’être moins bien, moins sportif, moins fort, moins motivé et j’en passe.
Mais qu’est ce que ça nous apporte ? RIEN ou alors rien de bon !
Ce n’est pas parce que tu ne cours pas 5 fois par semaine comme cette personne que tu suis que tu es moins sportif, ce n’est pas parce que tu ne cours pas aussi vite que tu ne vaux rien ! Chacun ses objectifs, chacun ses capacités et son évolution.

C’est très chouette de s’inspirer des autres mais il faut que cela reste dans une démarche positive. Avec suffisamment de recul pour comprendre que cette personne dont tu t’inspires n’a sûrement pas le même passif sportif que toi, ni les mêmes objectifs ou capacités.
Lorsque toi tu te lances sur un 10km parce que tu débutes la course à pied, ta préparation sera aussi éprouvante que la sienne pour un marathon après 4 ans de running.
Deux buts différents mais au final la fierté sera la même des deux côtés, parce que ce n’est pas le nombre de kilomètres qui te définis comme un coureur mais le fait de boucler ton objectif avec tes baskets au pied !

Sport et réseaux sociaux : la motivations 2.0

Certains comptes de triathlètes que je suis sur instagram me laisse rêveuse. Quand je vois les entrainements, les temps, les objectifs, j’admire le travail que ça demande et ça me motive à continuer à m’entrainer de mon côté.
Mais jamais je ne vais me comparer à eux parce que ce n’est pas possible ! Ils font du triathlon depuis des années pour certains, préparent des courses bien plus dures ou longues que moi et nous n’avons pas le même physique ni le même mode de vie.
Je fais mon petit bonhomme de chemin, en prenant le temps, en apprenant à connaitre mon corps ce qui demande déjà pas mal de boulot !

Je m’entraine pour moi, avec des charges d’entrainement adaptées à mes capacités et prévues par mon coach qui me connait.
Certains trouvent que j’ai de grosses semaines sportives et pour d’autres c’est peu, c’est normal puisque nous sommes tous différents !
Mais à quoi cela va nous servir de scruter tous les entrainements des autres et se dire : « Olalala elle a fait 3 séances de course à pied et moi seulement deux ! » C’est simplement que tes deux séances te suffisent pour progresser, que tu ne sais rien de son plan, de son niveau.
« Ses séances de natation sont beaucoup plus intenses que les miennes, c’est que je ne dois pas me faire assez mal pour progresser ». Oui ou c’est peut-être juste que tu commences à nager depuis 2 mois et qu’elle a un passif de nageuse que tu ne connais pas et qui explique ce type de séance !

Sport et réseaux sociaux : la motivations 2.0

Oui tu as le droit de ne pas vouloir te lever le matin à 5h pour aller courir alors que d’autres le font, tu peux annuler une séance par flemme pour rester dans le canapé. Nous sommes humains, on fait ce qu’on peut avec les contraintes du quotidien et c’est déjà très bien !

On oublie la comparaison qui mène à une culpabilité malsaine et qui finit par détruire le plaisir du sport.

On pense d’abord à soi, à ce pourquoi on fait du sport, pourquoi on s’est lancé ce défi, on décroche un peu des réseaux si besoin, on se laisse le droit de ne pas être parfait, de ne pas avoir envie de s’entraîner chaque jour, de ne pas réussir tous nos objectifs. Et on arrête de se mettre une pression qui n’a pas lieu d’être en regardant ce qui se passe chez le voisin.

Ne pas griller les étapes dans l’euphorie des réseaux

Un autre travers des réseaux c’est la banalisation de certaines épreuves.
C’est une bonne chose de voir se démocratiser des épreuves comme le marathon, les longs trails, le triathlon et autres sports.
Voir d’autres personnes relever ces défis peut nous donner envie de sauter le pas ,de nous challenger et d’oser.
MAIS on en oublie parfois qu’un marathon, une longue course, un triathlon long ce n’est pas anodin et cela demande beaucoup d’investissement et de préparation.
Pour arriver à la photo finale avec la médaille autour du coup il y a eu beaucoup d’heures d’entrainement en amont qui ne seront pas forcément partagées sur les réseaux.
Cliquer sur « s’inscrire » c’est facile mais assurer la préparation ensuite c’est autre chose et je pense qu’il faut bien l’avoir en tête avant de se lancer.
Ce sont des efforts qui demandent beaucoup à notre corps et il faut l’avoir à l’esprit. Cela demande des sacrifices, une assiduité, une régularité dans les entrainements et de gérer les moments de démotivation.
Et je ne parle pas forcément de faire des performances hein, juste de prendre du plaisir le jour J ! Si on s’embarque dans une grosse course il faut accepter de se donner les moyens d’y arriver pour en profiter et ne pas la subir.

Evidemment chacun est libre de faire ce qu’il veut et à la vitesse qu’il le souhaite. Et oui je suis assez d’accord avec le fait qu’on peut tous relever de beaux défis si on le souhaite.
Mais je pense aussi que vouloir tout, trop tôt, trop vite un peu par effet de mode et dans l’euphorie du partage des autres c’est parfois risqué : blessure, dégout de la discipline, grosse désillusion le jour J…
Je suis plutôt du genre à aimer prendre mon temps, y aller étape par étape, progresser petit à petit pour me tester et un jour arriver à un plus gros défi sans que celui-ci vire au cauchemar.

Sport et réseaux sociaux : la motivations 2.0

A une période j’étais tentée de faire beaucoup de courses, de m’inscrire sur les plus populaires, de faire celles qui réunissaient tout le petit monde d’instagram^^
Et puis avec le temps j’ai appris à m’en détacher, à faire moins mais mieux, choisir sans me laisser influencer et sans m’embarquer dans des défis pour lesquels je manque encore d’expérience.

Laissons-nous le temps d’évoluer dans notre pratique sportive, de profiter pleinement de chacune de nos petites victoires, de ne pas perdre de vue pourquoi nous faisons du sport.

Cet article est un peu décousu, j’ai eu du mal à mettre en ordre ma pensée. Mais je pense que vous aurez compris ce que j’essaie de faire passer comme message.
Le sport doit rester un moment de plaisir, une manière de se dépasser peut-être mais toujours en restant à l’écoute de son corps.
On peut trouver l’inspiration, la motivation sur les réseaux à partir du moment où c’est pour du positif et que l’on est capable de prendre du recul.
Nous avons tous un passé, des ambitions, des envies, des capacités, des limites et nous allons évoluer en fonction de cela.

Soyez fiers de ce que vous faites, peu importe la distance, l’épreuve, le chrono.. ce qui compte c’est les moyens pour en arriver là, le chemin parcouru et pas la jolie photo qui sera postée sur instagram le soir même : )

15 Replies to “Sport et réseaux sociaux : se motiver mais pas se comparer!”

  1. Bien dit, enfin, écrit ! 🙂

    1. Merci beaucoup pour ton retour 🙂

  2. Merci élise , je suis 100% d’accord . À mes début de course à pied il y a 1an je ne pensais qu’au chrono que font les autres et j’ai subi mes premiers 10km pr faire moins d’1h…. aujourd’hui je prends mon temps, j’ai appris à apprécier et mon prochain défi est le sémi marathon de La Rochelle dimanche prochain . Une petite course donc pas de médaille pour pavaner mais une grande fierté si je passe la ligne à mon rythme pr ne pas souffir (2h30 je penses lol) .

    1. Merci pour ton retour! Les petites courses c’est top aussi pas besoin de médaille pour être fière quand tu passeras la ligne c’est clair!

  3. Je suis entièrement d’accord avec toi ! Griller les étapes trop vite pour imiter nos « modèles » en voulant charger les entraînements sans écouter son corps c’est un risque énorme de blessure puis de démotivation. Je pense que c’est une erreur majeure des débutants qui ne se rendent pas compte que souvent, pour arriver à un certain niveau, il a fallu des centaines d’heures d’entraînement. Alors moralité : fixons-nous des objectifs ambitieux mais réalistes ^^.

  4. Complètement d’accord avec tes visions des choses ! Bravo pour ce message et surtout sachons être fiers de ce que l’on réalise au quotidien 💪

    1. Merci pour ton message! Exactement, oublions les autres et concentrons nous sur ce que nous faisons et soyons en fier!

  5. Deux mots : AMEN et MERCI !
    Plus sérieusement, c’est un article très bien écris que je paratge à 100%. Bon, comme tu le sais, je poursuis cette année un rêve un peu fou mais grace à mon coach, j’ai appris a me mettre dans ma bulle, à m’entrainer uniquement à MES intensités, MA fréquence cardiaque, MON allure de tortue, adios strava et j’ai jamais été aussi épanouïe que cette année. Bravo pour cette artcile ♡

    1. Merci beaucoup pour ton retour!! Oui tu as un rêve et un gros défi mais tu sais t’entourer et te mettre dans de bonnes conditions et avec toutes les chances de ton côté pour y arriver! Je sais que tu iras au bout et que ce sera magique!!

  6. Super article ! Je suis bien d’accord, tous les réseaux sont ultra motivants, et tu as raison de remettre des choses dans leurs contextes. Il m’est arrivée de me dire « mes temps sont pourris, je cours comme une tortue, je désespère quand je vois certains chronos » mais je balaie vite ces idées, car, oui, chacun son rythme et chacun son niveau. Tu es très inspirante, merci beaucoup !

    1. Merci ton message me touche beaucoup! Oui on a tendance à se mettre beaucoup de pression inutile et au final ça enlève les bénéfices du sport.
      Tu as bien raison de te concentrer sur ta pratique c’est l’essentiel!

  7. Merci pour cet article, que je valide à 100% !
    Je pense d’ailleurs qu’on peut l’élargir à la vie en général, au final on est susceptible de comparer toutes les sphères de notre vie à ce qu’on voit sur les réseaux sociaux… Et mine de rien ça demande du recul de ne pas se comparer ! Alors comme tu le dis, décrochons un peu et ne prenons que le positif 🙂

    1. Oui tu as raison cela peut s’appliquer pour la vie en général!
      Merci pour ton partage et ton passage par ici 🙂

  8. Ah les dégâts des réseaux sociaux… ça ne concerne pas que les performances sportives malheureusement. Mais pour en revenir au sport, on n’a pas tous le même modèle de « machine » entre les mains. Le but est d’en tirer le meilleur, c’est déjà un bel exploit.

    1. Hello Natacha,
      Oui je suis bien d’accord que ça ne s’applique pas uniquement au sport en effet!
      Et doublement d’accord avec toi, chacun à des capacités propres alors c’est déjà pas mal d’essayer de les utiliser pleinement à notre niveau!

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