SaintéLyon 2017 en relais avec la MizunoRelayCup

sainte lyon 2017 mizuno relay cup

Ce samedi 2 décembre marquait le point d’apothéose de l’aventure #MizunoRelayCup, puisque c’était le moment tant attendu de la SaintéLyon !
Je vais essayer de vous raconter cette longue journée/ nuit au mieux mais il s’est passé tellement de choses que je m’excuse d’avance si c’est trop long !

Samedi 15h30, les retrouvailles

Nous avions tous rendez-vous sur le village de la course, à la Hall Tony Garnier, pour récupérer nos dossards, faire quelques photos et avoir les dernières infos pour la course.
J’arrive en même temps que Jessica, un peu en avance, et on part chacune  faire un petit tour sur le village en attendant les autres.
Je peux enfin rencontrer en vraie la très cool Cam qui va courir le 44km et Aurore qui est dans le staff, que je suivais depuis longtemps sur Instagram.

Trêve de papotage, on se retrouve tous sur le stand Mizuno. Pierre nous donne à chacun une frontale Petzl, je suis trop contente parce que jusque là je n’avais que la lampe Kalenji à mettre sur le torse, et on part faire des photos de toutes les teams sous l’arche pour immortaliser ce beau moment !
Pierre nous remet notre enveloppe avec dossard, puce, goodies et il est déjà bientôt l’heure de prendre la navette pour Saint-Etienne.
Mais comme on a un peu de temps on file quand même chercher notre cadeau de course : un buff  et une paire de chaussette BVsport.
Sur le chemin du retour Loïc s’arrête à tous les stands de bouffe sur son chemin : comté, saucisson tout y passe… la Team Prophecy ventre sur patte !

sainte lyon 2017 mizuno relay cup

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En route pour Saint-Etienne

On monte dans le bus, ambiance colonie de vacances  dans les bouchons lyonnais.
On profite du trajet pour faire le point avec LoÏc et Jérôme sur nos relais, le temps qu’on pense mettre, la gestion de l’attente.. En bonne équipe de bras cassés je sors d’une tendinite et j’ai une petite contracture au mollet, Jérôme à une grosse contracture au mollet et Loïc a toujours sa fidèle périostite avec lui ! On est au top de notre forme n’est-ce pas !

Après une grosse heure de route on arrive à Saint-Etienne et on se rend dans le gymnase où une partie est réservé notamment pour l’équipe Mizuno. C’est quand même carrément agréable de pouvoir être un peu au calme pour attendre. On a même des transats les gars ! Manque plus qu’un peu de sable, de palmiers et du chauffage et on se croirait à Miami !
On a aussi une pasta party perso qui nous permet de bien recharger les batteries en papotant tous ensemble.
Il est 20h, le départ des premiers relayeurs ne sera qu’à 23h50… autant se reposer dans nos petits transats !
Le temps passe assez vite, on rigole bien et on commence aussi un peu à stresser parce que le grand départ approche !

23h40, il est temps pour les premiers relayeurs d’aller se mettre dans la vague de départ et pour nous d’aller les encourager.
Je ne retrouve pas Loïc dans toute cette foule, il n’est pas avec les autres sur le départ… j’apprendrais plus tard qu’il est parti dans la vague juste avant avec Tiffany, donc je pouvais toujours le chercher haha…On en loupe pas une dans la team ça promet pour la suite hein !
Les copains des autres teams vont partir, on est aux premières loges pour les encourager. Pas moyen d’immortaliser ça parce que mon portable a beugé avec le froid…
On a dû rester en tout et pour tout 10’ dehors le temps du départ, avec 42 couches de vêtements esquimaux et bordel nous sommes congelés !! C’est à ce moment là que tu te demandes à quel moment tu as trouvé ça plus sympa de te peler le fion ici plutôt que de regarder une série sous ta couette !

On retourne au gymnase pour dire au revoir à notre deuxième relayeur qui va partir prendre la navette pour Sainte-Catherine.

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Direction l’attente à Soucieux

De notre côté on va également partir pour Soucieux où se fera le dernier relais de la Sainté-Lyon.
Quand on sort de la voiture après une heure de route chauffage à fond, la violence du froid glacial et du vent est juste insupportable !
Avec Charlotte on se dépêche d’aller au gymnase pour se mettre au chaud. Il est 1h du matin et à partir de ce moment on sait qu’on en a pour au moins 4h d’attente, la nuit va être longue !

On sort nos couvertures et sac de couchage et on se couche au sol en se serrant les uns et les autres ( Delphine, Thomas, Charlotte, Damien et moi , Stéphane et Aurélie dorment plus loin) pour essayer de se réchauffer.
Oui parce que le gymnase est ouvert des deux côtés pour permettre le ravitaillement des coureurs donc il fait hyper froid. Et avec la fatigue et le fait de ne pas bouger on est gelés !

Je suis la course de Loïc avec le tracker et je le sens bien parti ! C’est dingue comme on peut vivre la course intensément même pendant l’attente, on se demande comment ça se passe pour les copains, on espère qu’ils évitent les blessures parce que le parcours est exigeant, on a envie de les encourager même sous les couvertures !
L’appli m’annonce que Loïc arrive après 2h54 de course, c’est top ! J’attend 10’ et je n’ai pas de nouvelles alors qu’il devait m’envoyer un sms quand Jérôme prenait le relais… je m’inquiète un peu et lui écrit. Et là j’apprends qu’il s’est tordu méchamment la cheville au 7e kilomètre et à fait les 21 suivants avec une cheville qui avait triplé de volume !
Si c’est pas de l’esprit d’équipe ça ! Il passe par la case médecin pour les premiers soins avant de retourner à la Hall Tony Garnier où il nous attendra pour la fin de la course.

Je n’arrive pas à dormir, je me couvre au maximum mais j’ai froid, je mange un peu, je bois et je regarde attentivement l’avancée de Jérôme.
Heureusement qu’on se marre bien entre nous parce que ça aide à mieux gérer l’attente !
Voir tous les coureurs en hypothermie, blessés, obligé d’abandonner car les conditions sont trop rudes.. on sent le stress qui monte et ça ne nous rassure pas ! Le co-équipier de Charlotte se blesse aussi au genou… ça continue ! Les conditions sont vraiment très rudes cette année avec la neige et le verglas.

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Le tracker m’annonce l’arrivée de Jérôme dans 30’ , je commence donc à ranger mes affaires et me préparer. Il est en train de nous faire une course de fou le coach !
Je me mets de la crème chauffante qui prépare le muscle pour éviter de partir complétement à froid, je place mes gants, mon bandeau, ma frontale, je vérifie une dernière fois mon sac et je pars pour le pipi de la peur. Il me reste 15’ avant le relais, je suis laaaaaaarge…
Ou pas !! Je vois Charlotte débouler comme une flèche dans les toilettes en me criant : « Elise, Jérôme est déjà là il te cherche !!! »
OMG !!!! Je sors comme une bombe, j’ajuste ma tenue vite fait et je rejoins Jérôme, il me passe la puce, me crie des derniers encouragements et me voilà partie !

En route pour mes 20km 300m D+ / 500m D-

Mais la blague quoi ! Je passe ma nuit à ne pas dormir et à regarder mes partenaires de course pour me faire avoir par le tracker qui estimait mal l’arrivée -_-
La transition est brutale, je ne comprend pas bien ce qui m’arrive mais je m’élance dans la nuit glacée. La vache c’est rude ! j’ai déjà la tronche liftée, je monte mon buff polaire à moitié de mon visage mais ça me fait de la condensation, alors je le baisse mais y fait vraiment trop froid… bref c’est compliqué cette histoire !

Les premiers kilomètres sont dans le village donc c’est plutôt bien éclairé, avant de commencer à prendre des petits chemins et là je trouve que je manque d’éclairage… Evidemment quand on allume pas sa frontale c’est tout de suite moins bien! Je suis partie tellement en speed que j’ai oublié de l’allumer… allez le boulet le retour !
Une fois mon oubli réparé ça va quand même mieux, je vois où je mets les pieds^^
J’ai les jambes endormies et les mollets bien tendus par le froid mais j’essaie de ne penser à rien d’autre que ma course et mon équipe.
Il fait froid mais je suis bien équipée, je remonte mon buff sur mon visage pour ne pas trop souffrir des bourrasques de vent glacé. Je n’arrive pas a beaucoup boire mais je me force. Je garde l’eau gelée de ma gourde dans ma bouche avant de l’avaler pour la mettre à température ambiante, sinon c’est mal de bide assuré.
Sur le papier ça marche bien mais dans la vraie vie quand t’as le nez bouché et qui coule et que tu veux garder la bouche fermée le temps de réchauffer ton eau…c’est comment dire…chaotique ou dégueulasse au choix !

La première partie jusqu’au ravitaillement de Chaponost au 10e kilomètre se passe plutôt bien.
Des montées qui font mal mais comme c’est le début je ne vais pas me plaindre maintenant, pas mal de relances pour déverrouiller les jambes et des passages en sous-bois qui protègent du vent et réchauffent un peu.
J’ai peur de me tordre la cheville alors je reste vigilante et ne m’emballe pas lorsque le terrain est compliqué.
Pas un bruit, juste la respiration des coureurs, la farandole de frontales… même si c’est dur je me rend compte que j’ai de la chance d’être là, j’ai pensé jusqu’au dernier moment que je ne pourrais pas prendre le départ avec ma tendinite et finalement je suis là, alors je veux profiter !

Le ravitaillement à mi-chemin arrive et je m’arrête rapidement pour remplir mon gobelet de thé chaud et ça fait trop du bien !
J’étais bien tentée de rester faire un gueuleton mais je me suis dit que ça se faisait pas vis à vis de mon équipe.
Je reprend un peu de thé et je repars en pinçant le haut de mon gobelet pour que le liquide ne se barre pas. Evidemment c’est un échec et je me renverse tout dessus, mais finalement c’est pas grave c’est chaud !

On entame la seconde moitié du parcours et je sais qu’elle nous réserve quelques belles montées !
Franchement je ne me souviens plus très bien à quoi ressemblait le début du parcours, la nuit toutes les forets et les routes se ressemblent hein m’en voulez pas.
Mais une chose est sûre je ne vais pas oublier la première petite montée des familles qui t’éclates bien les jambes ! Je respire comme un phoque, j’ai le nez qui coule de partout, ambiance glamour toujours !
Pour la suite au menu alternance de petites routes, de chemins, sentiers… je n’ai pas le temps de me poser trop de questions je reste concentrée pour ne pas tomber.
Je n’ai pas de douleurs qui se réveillent et c’est rassurant ! Bien sûr mes mollets sont sur le point d’exploser et mes quadriceps aussi mais c’est normal, rien d’alarmant.

Et là… la voici, la voilà, la montée qui tue sa mère ! Celle des Aqueducs avec une pente à 18% sur plusieurs centaines de mètres !!
Mais que c’est dur, je me demande si je ne vais pas finir par reculer tellement je vais lentement et je lutte à chaque foulée ! Quelques fous arrivent à trottiner ici je ne comprend pas comment c’est humainement possible… pour la majorité on marche lentement… ça tire les cuisses et ça semble interminable !
J’aimerais bien mettre un peu de rythme mais mes pieds sont comme collés sur le sol, où est la personne avec une corde pour nous aider à grimper ?! je crois que vous l’avez oublié les organisateurs là !
Après avoir perdu mes cuisses, mes mollets, mes poumons, mon nez…c’est enfin terminé et on quitte le bitume pour le bois avec une petite descente dans le parc aventure qui fait du bien aux jambes complétement en PLS… Enfin qui fait du bien, oui si on enlève la petite côté bien placée, courte mais suffisante pour te rappeler à ta condition.

La fin se fera sur le bitume et avec un petit bonus de 200 escaliers histoire de bien se finir.
J’essaie de garder le rythme, je pense à mon équipe, je sais qu’on peut faire un podium alors qu’on avait même pas imaginé ce scénario avant le départ. Alors je ne dois rien lâcher, jamais !
La fin n’est pas très motivante, le long des quais de nuit c’est presque glauque, mes chevilles tirent, j’ai les jambes comme du béton.
Et puis l’adrénaline revient lorsque je vois la halle au loin et les barrières qui marquent les deniers mètres du parcours.
J’accélère, je serre les dents, j’arrive dans la halle, j’entends Jérôme crier mon nom ( j’ai enfin compris ce que ressentait Céline Dion quand elle entre sur scène sous les acclamations) et je passe enfin cette arche en 2h09.
Je suis HS mais fière de nous, fière de ma team qui n’a rien lâché du début à la fin !

sainte lyon 2017 mizuno relay cup

Je me dirige vers le ravitaillement pour prendre une boisson chaude. J’ai une tête à faire peur aux petits enfants et la voix de Jeanne Moreau… mais alors qu’est-ce que je m’en fou ! Je profite de ce moment si bon juste après avoir terminé une course !
Et parce que c’est toujours mieux de partager ce bonheur à deux, je file retrouver mon amoureux qui est en train de m’attendre en mode comatage après avoir bouclé sa première SaintExpress ! je suis très fière de lui 😊

On part rejoindre les copains des équipes déjà arrivées. Je retrouve Jérôme et Loïc avec son pied qui ne rentre plus dans sa chaussure et le félicité encore pour ce qu’il a fait pour nous !

Notre équipe, contre toute attente, monte sur la 3e marche du podium et ça fait plaisir même si ce n’est pas le but premier. C’est une belle récompense pour Loïc qui a été au bout pour l’équipe, pour moi parce que je ne savais même pas si j’allais prendre le départ et pour Jérôme qui nous a fait un relais du feu de dieu !

On est tous complétement claqués, on a envie de retrouver notre lit chaud au plus vite mais en même temps on a du mal a se quitter parce que c’est la fin d’une belle aventure humaine et de jolies rencontres.

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J’ai adoré cette aventure du début à la fin, la course a été compliquée, les conditions très difficiles mais c’est le jeu et c’est aussi pour ça que ça nous laisse d’aussi beaux souvenirs.
Je remercie vraiment Mizuno de m’avoir donné l’opportunité de vivre ces beaux moments !
C’était un peu comme une grande colonie de vacances sportives et c’est le genre d’ambiance qui me plait : sérieux mais pas trop quand même, les blagues c’est la vie !

Est-ce que vous avez prit le départ d’un format de la Sainté Lyon ? Si oui, racontez moi tout !
Est-ce que c’est une course qui vous tente ?

One Reply to “SaintéLyon 2017 en relais avec la MizunoRelayCup”

  1. Et les toilettes des filles t’en parle pas ? 😊

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