Running : mon compte-rendu des 10 km du Run in Lyon 2016

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« Ah non ! Cette année je ne fais pas cette course, après trois années de suite j’en ai ras le bol ! »
C’est la phrase que j’ai sorti à chaque fois que quelqu’un me demandait si j’allais faire le Run in Lyon cette année.
Et puis en juin pendant une sortie du RedCrewLyon, Blanche vient pour la première fois courir avec nous. Elle a commencé le running depuis peu de temps, on papote et au fil des échanges je lui dis que ça pourrait être sympa, si elle en a envie, de s’inscrire pour une course officielle de 10 km histoire de se fixer un objectif. Le Run in Lyon en octobre semble être pas mal niveau timing et je me propose de l’accompagner sur cette première course pour l’amener au bout.
C’est comme ça que je me retrouve à cliquer sur « s’inscrire » alors même que j’avais dit « NON pas cette année! »

Mais pour la première fois l’idée n’est pas de courir pour moi, pour un chrono. Ce dont j’ai envie c’est de faire en sorte que Blanche vive sa première course à fond et puisse s’en souvenir car ça n’arrive qu’une seule fois !
Pas d’objectif temps, on pensait au départ aller viser l’heure mais une opération qui va l’immobiliser pendant presque un mois complique un peu les choses.

La veille

Avec le RedCrew on se retrouve samedi pour aller retirer nos dossards et partager un brunch.
Avant de partir je regarde par la fenêtre et je vois ce temps Oh combien merveilleux… j’envoie un message à Coraline pour lui dire qu’on a toujours beaucoup de chance avec la météo quand on prévoit des trucs avec le crew !
Mais qu’importe je choppe mon parapluie et je pars avec Seb au point de rencontre. Je retrouve Coraline et Nadia qui vient pour la première fois avec nous et un peu plus tard Blanche. On évite les nombreuses flaques qui inondent la place Bellecour pour aller récupérer nos dossards.

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Tout va vite malgré le monde, on récupère aussi le petit sac qui ne sert à rien avec des bonbons, des publicités à gogo et un vieil autocollant… on est loin de la pochette surprise de notre enfance qui faisait briller nos yeux… là c’est plutôt le prix de l’inscription qui pique les yeux vu ce qu’on a en goodies et t-shirt ! On ne court pas pour les gadgets oui je sais mais moi je suis un peu comme un enfant j’aime bien avoir des choses cool dans mon sac du coureur !
Il nous reste encore le T-shirt à aller chercher, le même que l’an dernier… nous sommes en restriction budgétaire je vous rappelle !
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On part retrouver d’autres coureurs du RedCrew pour aller bruncher chez Miga.
Buffet salé, buffet sucré, boissons froides, chaudes, il y a de quoi remplir son estomac et le cadre est vraiment sympa. On passe un bon moment à parler course à pied forcément mais pas que, bah oui on a d’autres sujets de discussions hein quand même !
Après le brunch je papote encore un peu avec Blanche, on se donne un point de rendez-vous pour le lendemain et je lui envoi encore 2,3 SMS le soir pour parler petit déjeuner d’avant course et tenue pour le lendemain.

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Jour de la course

7h le réveil sonne, j’ai du mal à me lever… non je déconne ! Pour une fois pas de réveil à l’aube puisque notre départ se fait à 12h… et je vais quand même me plaindre parce que 12h c’est tard et 10h30 ce serait mieux vu que le marathon et semi-marathon commence à partir à 8h30…
Bref du coup petite grasse matinée, petit déjeuner avalé tardivement et on file place Bellecour pour 11h. On retrouve Blanche, Clément son copain photographe attitré de la journée avec Seb (qui ne court pas non plus) et Alix qui fait aussi le 10km. Il fait beau alors je suis de bonne humeur !

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C’est très perturbant parce que la plupart des coureurs du semi et certains du marathon sont déjà médaillés et en train de repartir chez eux alors que nous on se réveille à peine. J’en profite pour envoyer un message à Coraline qui a terminé son semi, tout s’est super bien passé c’est top !

On va se placer dans notre SAS, il y a beaucoup de monde et je préviens Blanche que les deux premiers kilomètres vont être compliqués pour se frayer un chemin et trouver un rythme.
Le mec qui fait l’animation dans les SAS (je ne sais pas bien comment on l’appelle) et à fond, plus que les coureurs je crois bien ! Mais nous on a juste envie d’une chose c’est d’aller courir parce qu’il est déjà plus de midi… et j’ai déjà faim pour tout dire !
Enfin le départ est donné, on part tranquillement dans la masse de coureurs. Les garçons qui nous attendent sur la ligne de départ depuis 15 minutes pour prendre une photo, réussissent à nous louper d’une façon merveilleuse ! Heureusement qu’on fait un 10km et pas un 100m, ils auront le temps de se rattraper sur le reste du parcours !
Comme prévu les trois premiers kilomètres sont chargés en coureurs, je passe un peu devant Blanche pour lui faire le chemin. Je fais un croche-pied à droite, je mets des coups de coude à gauche histoire de lui faire de la place… bon Ok en vrai je me contente de la faire passer là où c’est le plus dégagé.
Je la laisse se trouver un rythme, je ne suis pas là pour lui imposer une cadence mais pour la faire tenir jusqu’au bout en étant un peu plus rapide qu’à son habitude.

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Au 4e kilomètre le ravitaillement arrive, je lui dis de continuer à courir, que je m’occupe de lui prendre du sucre et de l’eau. Je pensais trouver des petits bouteilles… manque de bol c’est des gobelets… Grand moment pour courir la rejoindre en essayant de renverser le moins d’eau possible, une vraie épreuve de Fort Boyard ! Mais tout est bien qui finit bien, elle a le temps de boire un coup et manger un sucre avant d’entamer la partie redoutée du parcours : le tunnel de la Croix-Rousse !
2 kilomètres à mourir de chaud, manquer d’air, être les uns sur les autres, avant de ressortir et de se prendre un bon courant d’air parfait pour les intestins fragiles ! Pas besoin d’aller à DisneyLand nous avons le tunnel!
J’avais prévenu Blanche de ce passage, donc on prend notre temps, elle sent que ses jambes sont lourdes et sa respiration plus compliquée, alors je lui parle bien tout le long pour qu’elle ne lâche pas.
Avant d’entrer dans le tunnel j’ai prévenu Clément et Seb pour qu’ils soient présents à la sortie pour encourager Blanche … et accessoirement prendre des photos mais vu l’épopée du départ c’est pas gagné^^
C’est long, c’est chiant, le temps ne passe pas dans ce tunnel… J’ouvre la poche arrière de mon short pour prendre un sucre et là je me rends compte qu’avec la transpiration tout a fondu… j’ai donc du sucre en poudre dans mon short, si on a du café au ravito c’est bon je suis parée !
On arrive enfin au bout de ce passage pour retrouver l’air libre et les garçons sont bien là à nous attendre appareils photos en main, pour immortaliser nos têtes de vainqueurs.

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Le chaud/ froid casse complètement les jambes de Blanche qui commence à montrer des signes de fatigue. Si depuis le début j’essaie de ne pas trop lui parler pour ne pas la saouler, à partir du 7e kilomètres je vais être beaucoup plus bavarde pour l’encourager et la booster.
Je sais que le rythme que j’impose est au-delà de ce qu’elle peut faire à l’entrainement sur cette distance, mais je sais aussi qu’elle peut le tenir donc je ne lâche pas.
Un peu après le 8e kilomètre la petite montée pour aller sur le pont Morand n’est pas terrible en soi mais sur une fin de parcours et avec la fatigue cumulée elle est assez redoutable.
Blanche me dit qu’elle n’arrivera pas à tenir le rythme jusqu’au bout, qu’elle aimerait bien s’arrêter un peu, qu’elle fatigue. Mais hors de question ! Le centre-ville est proche, bientôt la place des Terreaux, bientôt la rue de la République, il ne reste plus grand-chose, alors je lui dis de s’accrocher et de continuer à me suivre.
Je sais que c’est dur, mais je sais aussi qu’elle sera trop fière d’avoir tenu en passant la ligne d’arrivée !
Je lui parle encore et encore, je lui dis qu’on est bientôt au bout, qu’elle va bientôt pouvoir savourer sa première course officielle, qu’il ne reste plus qu’un tout petit kilomètre.
Bon à ce moment-là je pense qu’elle avait juste envie de me dire « TAIS-TOI ! Je n’en vois pas le bout de cette course et je ne savoure rien du tout là je veux juste que ça se termine !! » Mais comme elle est cool elle m’a juste dit que ça devenait compliqué.

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Les derniers mètres sont longs mais les encouragements du public sont là pour la faire tenir.
Depuis le 7e kilomètre elle ne me croit pas quand je lui dis qu’elle va naturellement trouver la force de donner une dernière petite accélération sur les 200 derniers mètres… Et c’est bien ce qu’elle va réussir à faire, donner un coup de boost et passer cette ligne d’arrivée en un peu plus d’une heure !
Clément est là pour son arrivée et même si pour le moment c’est la fatigue qui prend le dessus : She did it !!

Alors attention il faut garder un peu d’énergie parce que pour récupérer la médaille on a marché tellement longtemps qu’on a failli oublier pourquoi on venait !
Après un petit passage au ravitaillement, une petite photo souvenir avec la médaille, il était temps de rentrer pour aller s’étaler dans le canapé pour le reste de l’après-midi !

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Je n’avais plus envie de faire cette course parce que le parcours ne me botte pas plus que ça. Mais la vivre de cette façon, pour quelqu’un d’autre a été vraiment chouette et je ne regrette pas ce Run In Lyon 2016 ! Merci Blanche : )
Je crois que l’objectif qu’on s’était fixé  est rempli : elle a couru ses 10km à un rythme plus soutenu qu’habituellement, elle n’a jamais lâché même sur la fin lorsque l’envie de marcher était tentante ! Le temps on s’en fiche c’est secondaire et il y aura bien d’autres courses pour le travailler. Ce qui comptait ici c’était d’aller chercher le maximum, de sortir de sa zone de confort et de prendre du plaisir sur cette première course. Et à ce niveau-là on est bon : )

Ce n’était pas ma première course mais quelque part c’était aussi une première fois pour moi puisque je n’avais jamais accompagné un autre coureur pour atteindre son objectif.
C’était un très chouette moment et cela montre encore une fois que la course à pied n’est pas qu’un sport solitaire et qu’à plusieurs on peut aller bien plus loin !
Et je pense recommencer ce rôle de « lièvre » lorsque l’occasion se présentera !

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Vous avez fait le Run In Lyon cette année ? Quelle distance ? Vous en avez pensé quoi ?

10 Commentaires

  1. On s’est déjà tout dit, merci encore car sans toi je n’aurais certainement pas fait si bien <3

    1. A refaire 😉

  2. Très joli article! La Run in Lyon a également été ma première course en 2015 et j’aurais aimé avoir quelqu’un pour m’épauler! C’est un chouette souvenir pour vous 2!!
    Je te rejoins sur le parcours pas hyper inoubliable et une fois m’a suffit, pour mon premier semi je tenterai une autre course même si le profile est plus difficile et que le chrono perfectible!!

    1. oui je pense qu’en paysage on a mieux à choisir en semi c’est clair!
      C’est un super souvenir à deux oui c’est différent de la pratique perso c’est chouette!

  3. Tu m’a bien fais rire avec ton histoire de croche pied, je t’imagine pousser les gens pour faire de la place à Blanche ^^ En tout cas bravo à vous deux et surtout VIVE LE REDCREWLYON !!

    1. Le REDCREWLYON c’est le top hein! et on est objectives!
      A bon tu n’as pas vraiment cru que j’avais poussé les gens? ouf tu comprends le second degré toi 😉

  4. Bravo d’avoir coaché ton amie sur cette course, c’est génial 🙂

  5. Moi je sais que tu avais déjà été un super lièvre en avril, je dis ça comme ça hein… 😉

    1. On avait pas besoin de faire le lièvre tu gérais à fond Clem Cloum <3 mais j'avoue que j'avais adoré partager ce marathon avec toi et Laure!!

  6. Yeah, au top ! Félicitation !!

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