Retour sur le 10km des Foulées de Villeurbanne

Les 10km des foulées de villeurbanne 2018

Les 10km de Villeurbanne, ça devient un peu le rituel chaque année pour faire le point sur la forme actuelle. J’ai pris le départ en 2016 et en 2017, si vous voulez relire mes impressions!
Cette année je n’avais pas du tout l’intention de m’y inscrire parce que j’ai bien d’autres choses en tête en ce moment et épingler un dossard ne faisait pas parti de mes priorités.
Et puis finalement quoi de mieux qu’une bonne course pour te vider la tête, te défouler et laisser tes soucis au placard pendant un petit moment ?

Bref trois jours avant la course j’ai décidé de m’inscrire pour le 10km en sachant très bien que je n’y allait pas pour le chrono mais pour chercher un premier déclic.

En route pour mon second dossard de l’année

Cette année pas de short et de t-shirt, il ne fait pas chaud, mais les conditions sont idéales pour courir.
Seb m’accompagne mais ne court pas, son rôle du jour sera de me crier dessus pour que j’avance et de faire les fameuses photos en pleine action !
Je suis contente parce que Margot est présente aussi sur cette course, avec un objectif bien précis, et c’est toujours cool de pouvoir partager un départ (oui parce que au bout de 30 secondes elle est déjà bien loin!) avec une amie .

Je mets mes écouteurs, je lance ma montre, j’essaie de me placer pas trop loin de la ligne de départ et à 9h tapante c’est le moment d’y aller !

Les 10km des foulées de villeurbanne 2018

5Km avec la pensée positive

Mon gros problème pendant une course c’est que je me laisse envahir par des idées négatives, je me dis que je suis pas bien, que je n’y arriverais pas, que je ne sais pas ce que je fais là… bref de quoi bien profiter de ma course n’est-ce pas !?
Et ce dimanche je voulais laisser mon cerveau sur le bord de la route et courir sans penser à rien.

Sur la première boucle de 5km je pars dans un bon rythme, sûrement un peu trop vite pour ma condition physique du moment, mais je me sens bien. J’avance kilomètre après kilomètre sans penser à ce qui va suivre.
Je trouve rapidement ma place, pas de bousculade, pas trop de slalom, ça reste assez fluide.
Je me surprend à ne penser à rien, juste écouter ma musique, me concentrer sur ma foulée et essayer de ne pas me retrouver seule entre deux pelotons.
Aucune pensée négative à l’horizon, j’aime cette sensation de mes jambes qui avancent seules sans forcer, de mon souffle qui se place bien et de cette première partie de course qui se passe bien mieux que je ne l’aurais espéré.
Je suis contente de moi, de ce que je suis en train de faire, de maintenir cette allure qui n’est plus aussi naturelle que l’an dernier et j’ai le sourire !

La grande ligne droite qui marque la fin du premier tour arrive, je sais que Seb est positionné juste à cet endroit pour me booster avant de repartir pour les 5 autres kilomètres.
Et je sais aussi que c’est ici que mon mental peut flancher comme l’année dernière, à cause de la monotonie du parcours.

Les 10km des foulées de villeurbanne 2018

5km avec le retour des doutes

Je ne sais pas si c’est parce que j’appréhendais cette seconde partie, si j’ai réussi à me convaincre que je ne pouvais pas tenir cette allure tout le long, si j’ai repensé à l’an dernier… mais j’ai récupéré mon cerveau qui était sur le bord de la route et mes doutes avec !

Mon rythme a commencé à flancher direct au 6e kilomètre, comme si après ce premier tour mes jambes ne voulaient plus rien savoir, ne voulaient plus être fluides.
C’est quand même très étrange de passer du tout va bien à je suis dans le mal en si peu de temps !

Pierre me dit tout le temps d’essayer de ne pas rester seule, de m’accrocher à un groupe ou au moins à une personne qui a un rythme similaire.
Mais une fois de plus je n’y arrive pas. Soit je prends la foulée de quelqu’un qui va plus lentement et donc je le double pour ne pas rester en zone confort, soit je me retrouve dans les jambes d’une personne trop rapide et je lâche rapidement.
Je me retrouve encore entre deux, à essayer de me relancer toute seule, à laisser le négatif reprendre le dessus.
D’un côté je me dis de m’accrocher parce que j’ai fait une première belle partie et d’un autre côté j’ai envie de laisser tomber parce que je suis pas là pour un chrono.
Mes jambes sont lourdes, je respire moins bien, je sens que je ne suis pas encore revenue à mon «niveau» d’avant blessure et ça me pèse un peu malgré tout.

Je regarde bien trop souvent ma montre, je vois le chrono chuter et je n’arrive pas à le relancer, à accélérer.
Au 7e kilomètre pour ajouter un peu de piment je me retrouve avec un point de côté sous les côtes !
J’appuie dessus, je ralentis un peu, j’essaie de me plier en deux pour l’ôter mais c’est bien compliqué de faire ça en courant^^
Mais je n’ai pas non plus envie de m’arrêter parce que je sais qu’il partira pas, alors je respire du mieux possible et j’essaie de faire abstraction de la douleur.
J’abandonne toute idée de pouvoir remettre le même rythme qu’au départ sur le dernier kilomètre, ça me coupe trop le souffle.

Il me reste 500m, je tente de donner ce qui me reste sous la semelle, j’ai mes écouteurs mais j’entends Seb sur le bord de la route qui m’encourage. Ça me donne la force de remettre un petit coup de vitesse pour finalement franchir la ligne d’arrivée en 46’58 à ma montre.

Les 10km des foulées de villeurbanne 2018

Apprendre à tenir compte du contexte

J’ai presque une minute de plus au chrono par rapport à l’année dernier, mais le contexte est complètement différent.
Je ne me prépare pas pour battre des records sur des courses, cette année je me prépare pour des triathlons. J’ai une fatigue plus importante et je suis arrivée dans un contexte compliqué niveau perso.

Je suis contente de ce que j’ai fais ce dimanche, d’être sortie de nouveau de ma zone de confort, d’avoir réussi à laisser mon cerveau et mes mauvaises pensées pendant un temps de côté.
Quelques mois en arrière j’aurais pesté de ne pas avoir amélioré mon chrono, sans chercher à savoir pourquoi, ni à tirer du positif.
C’était un petit déclic, il y a encore du boulot mais ça viendra, petit à petit je vais apprendre à me faire confiance et à croire plus en moi.
Il faut être patient, on ne change pas une personnalité du jour au lendemain mais c’est comme le reste ça se travaille avec le temps !

Et vous, vous arrivez à laisser vos doutes de côté pendant une course ?
Le stress du dossard ça vous connait ou alors c’est no pression ?

Les 10km des foulées de villeurbanne 2018

8 Replies to “Retour sur le 10km des Foulées de Villeurbanne”

  1. Un CR comme j’aime les lires ! Comme tu le dis, tu prépares des triathlons, battre des reccords pour battres des records franchement … Le principal c’est que tu te sois endurcit mentalement, le meilleur est à venir ♡

    1. Merci pour tes mots Laura!!
      JE te suis dans près dans ta grande aventure, un vrai bonheur 🙂

  2. Tellement dur de mettre de côté toutes ces pensées négatives… ça m’arrive tout le temps, mais en général j’arrive à rester positive et à me motiver en me disant « allez tu peux le faire » !
    N’en demande pas trop à ton corps, n’oublie pas de te faire plaisir 🙂 et puis franchement, bravo pour le chrono, moi qui suis une tortue 🐢 je suis admirative 😊

    1. Hello Olivia!
      t’inquiète pas je me fais plaisir, le jour où ce ne sera plus le cas je pense que je ne ferai plus de sport ou je changerai^^
      C’est pas toujours simple de se motiver c’est clair!
      Et tortue pour l’un, lièvre pour les autres tu sais alors c’est pas très important, tu cours tu prends du plaisir et tu fais de ton mieux c’est tout ce qui compte 🙂

  3. Ah ça le cerveau qui tourne en boucle…en général c’est l’inverse ici, il se met en pause à mesure que les kilomètres défilent. Et j’ai l’impression qu’il y a une petite trève les jours de dossards.
    Et quand j’ai besoin d’un coup de pouce, j’utilise une de tes astuces, l’HE de laurier noble :*

    1. Ah mais oui le laurier noble il faut trop que je pense à en prendre! Merci de me rappeler l’astuce 🙂

  4. Bravo à toi pour cette chouette course ! 🙂

    1. Merci Sophie 😉

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