Compte-rendu de course : la mythique Marseille-Cassis!

marseille cassis 2016

Marseille-Cassis c’est une course dont beaucoup de monde parle, une course mythique, un parcours difficile mais avec une vue à tomber… bref une course à faire au moins une fois dans sa vie de coureur !
Comme je suis curieuse et que j’avais envie de me faire ma propre opinion je me suis inscrite pour l’édition 2016 avec Seb mais aussi avec Clémence une de mes premières copines de course : )

Il y a plus de 6 mois en arrière

Il faut savoir que pour cette course le challenge commence dès l’inscription… les dossards partent en moins de 15 minutes, il faut donc être au taquet et croiser les doigts pour espérer en avoir un !
Seb a mis tous les mecs de son équipe de boulot sur le coup, 15 mecs devant leur ordinateur concentrés à fond pour dégainer le clic au bon moment ! Oui on ne plaisante pas avec l’organisation chez nous ! Après une rude bataille bingo Jeannie Longo nous sommes inscrits pour la course !
Il faudra maintenant patienter plus de 6 mois pour être sur la ligne de départ.

Veille de la course

Samedi matin départ pour le sud. On a décidé de prendre un logement sur Marseille pour être proche du lieu de départ et ne pas devoir se lever à l’aube pour prendre une navette le matin de la course.
Après avoir déposé les affaires à l’hôtel, être allé manger un petit bout, il est temps de récupérer nos dossards.
C’est bien la première fois que je vois une file d’attente aussi longue pour le retrait des dossards ! Heureusement il fait beau donc attendre dehors ne pose pas de souci et ça va assez vite finalement. On fait un petit tour sur le village de la course mais la météo est tellement top qu’on a surtout envie d’aller se promener un peu dans Marseille.
Je ne connais pas du tout cette ville alors c’est agréable de découvrir le vieux port en t-shirt comme si c’était encore l’été !
Après une après-midi en mode touriste on rentre à l’hôtel, je prépare mes affaires pour le lendemain et j’essaie de m’endormir assez tôt pour être un peu près en forme pour la course.

marseille cassis 2106

Jour J

Le réveil sonne à 7h et comme avec le changement d’heure on a gagné une heure de sommeil c’est parfait !
Je mange ma barre flapjack , j’enfile ma tenue, je passe trente ans à mettre mon dossard bien droit sur mon t-shirt et c’est bon je suis parée pour partir !
On file rejoindre Clémence au métro, l’organisation a prévu un billet aller-retour dans le sac du coureur ce qui est pas mal, et on se rend tous ensemble sur le lieu de départ.

marseille cassis 2016
8h30 on se sépare des garçons qui vont se faire fouiller d’un côté et nous de l’autre pour arriver enfin dans la zone d’attente des SAS.
8h45 : début d’une attente interminable pour aller aux toilettes… on restera jusqu’à 9h30 à attendre notre tour !
Forcément on se retrouve presque dans la dernière vague et si le départ de la course est à 9h30, pour nous elle ne commencera vraiment qu’à 10h15.
On a froid parce qu’on est bien à l’ombre, on a les jambes super lourdes à force de piétiner et j’ai l’impression que le départ ne viendra jamais !
ENFIN on passe sous l’arche et je déclenche ma montre, cette fois-ci la course est lancée !

Les 3 premiers kilomètres se font sur une avenue bien large, parfait pour fluidifier la masse de coureur, et même en étant dans une des dernières vagues je n’ai pas le sentiment de devoir me ralentir.
Avec Clémence on se cale à un rythme assez calme pour ne pas se griller dès le départ. Le public est hyper nombreux, on peut dire qu’il y a de l’ambiance ça fait plaisir !
J’ai déjà soif… comme il est interdit d’avoir de l’eau sur nous et qu’on ne pouvait pas apporter de petite bouteille dans le sas d’attente je n’ai rien bu depuis 8h30. Autant dire que j’attends le premier ravitaillement du 6e kilomètre comme le graal !
Mes jambes commencent seulement à se déverrouiller quand le faux plat commence, celui-là même qui annonce en douceur le début de l’ascension jusqu’au col de la Gineste !
Jusqu’au 6e kilomètre la montée se fait progressivement, les jambes répondent bien et même si j’appréhende la suite pour le moment tout va bien… mais j’ai chaud et soif !

marseille cassis 2016
Le premier ravitaillement arrive, je prends une petite bouteille d’eau et je repars. Je me rends compte que certains coureurs ont un bouchon sur leur bouteille, ce qui est bien pratique pour la garder d’un ravito à l’autre… moi je n’ai pas de bouchon je me suis fait rouler ! J’essaie quand même de la garder le plus longtemps possible parce que je sais que le prochain se fera au sommeil de la Gineste et que jusque-là je vais avoir besoin de boire.
Soyons clair ce n’est pas une franche réussite, je passe plus de temps à m’arroser sans le vouloir qu’à garder de l’eau dans ma bouteille hein !
Bref revenons à nos moutons parce qu’on papote on papote mais pendant ce temps je suis en train de me taper la phase bien hard du col entre le 6e et le 10e kilomètre.
Les gens commencent à marcher autour de moi, je me suis jurée de ne pas marcher sauf si c’est un cas de force majeur et que je suis complètement au bout du rouleau.
Les cuisses me brûlent et les mollets tirent mais je regarde le paysage pour me donner des forces, la vue est vraiment superbe.
Les spectateurs sont encore présents même dans cette partie de la course pas facilement accessible et ça booste pour relancer encore et encore !

marseille cassis 2016

marseille cassis 2016
Il fait chaud, je slalome d’un coin à l’autre de la route pour trouver de l’ombre et je m’asperge avec les dernières gouttes d’eau de ma bouteille sans bouchon.
Le dernier kilomètre avant le sommet du col est compliqué, je pense à ce que Seb m’aurait dit « tu peux largement le faire, alors tu continues t’es bientôt au bout ! ». Je pense aussi à Pierre, mon coach avec qui je m’entraine depuis presque 3 mois, qui m’a dit de prendre du plaisir et que cette course se passerait forcément bien car j’étais prête.
Quand ça devient vraiment difficile je pense aux coureurs qui auraient aimé avoir un dossard… mais en vrai ça marche pas je m’en fiche pas mal à ce moment-là !
Et puis finalement j’arrive au 10e kilomètre, fin de la montée et le ravitaillement me tend les bras ! Je choppe une bouteille (toujours sans le bouchon ) et un bout de banane et hop je repars.
J’y vais doucement car ça descend et je viens de manger donc le combo parfait pour me retourner l’estomac et les intestins comme il faut !
Ne nous emballons pas le parcours n’est pas fait que de plat et descente jusqu’à la fin. L’alternance de descente et faux plat continue jusqu’au 14e kilomètre et coupe carrément les jambes et le rythme.
Je regarde ma montre pour me faire une idée et je ne suis pas si mal, mieux que je pensais, même si je n’avais pas d’objectif temps sur cette course.

marseille cassis 2016

marseille cassis 2016

Le 3e ravitaillement arrive et il fait plaisir parce que j’ai vraiment chaud, il n’est pas loin de midi alors forcément ça tape bien.
Je me sens bien et comme on attaque une grosse portion de descente je me fais plaisir. Les kilomètres défilent jusqu’au 17e où on entre dans Cassis et un dernier ravitaillement nous attend.

marseille cassis 2016
Je commence un peu à fatiguer mais l’accueil est tellement au top à Cassis que je suis reboostée ! Il y a du public partout on se croirait sur le tour de France, les gens sont à fond pour nous encourager.
La dernière petite difficulté de la course arrive avec la côté des pompiers, courte mais bien hard au vue de l’état de nos jambes à la fin de course ! Je serre un peu les dents et ça passe, il reste à peine 1km ce n’est pas le moment de flancher, je relance autant que je peux.
Plus que 300 mètres, je jette un coup d’œil à ma montre et je vois que si j’accélère je peux finir sous les 1h50. Je mets le turbo sur ces derniers mètres, les 200 derniers mètres me semblent looooong, je commence à avoir envie de vomir avec l’accélération trop soudaine mais pas moyen que je ralentisse si près du but.
Encore un petit effort et je passe enfin la ligne d’arrivée en 1h49 et 56 secondes… on est bon !

Je prends le temps de marcher et de respirer un peu, je n’ai pas envie de vomir direct après l’arrivée si possible !
Pile à ce moment-là je vois s’approcher de moi un homme à moustache avec son micro… il commence à me poser des questions sur la course, ce que j’en ai pensé, si c’était bien… Il a eu du bol parce que venir me parler 1 minutes après mon arrivée c’était risqué… j’aurai pu lui vomir sur les chaussures… il me connait pas lui !

J’ai envie de récupérer vite fait la médaille et d’aller au ravitaillement mais rien n’est aussi simple… je vois au loin 3 personnes de l’organisation, encerclées de coureurs, qui sont en train de remettre les médailles. Je m’approche et je me retrouve compressée au milieu de la foule à attendre ma breloque, il fait chaud, tout le monde est énervé et perd patience. J’ai l’impression d’être au premier rang d’un concert de Justin Bieber, écrasée au milieu de cette foule de coureurs
Tout aurait été beaucoup plus simple si on nous avait donné la médaille sur les premiers mètres après la ligne d’arrivée… là je ne comprends pas trop le concept mais je fini enfin par la récupérer.
Deuxième épreuve : trouver le ravitaillement qui n’est pas du tout indiqué et je n’étais pas le seule à le chercher car j’ai demandé à plusieurs coureurs qui se posaient la même question.
Breeeeeeef après moultes péripéties je retrouve Seb et Clémence et je peux enfin manger un bout de pain d’épice !

marseille cassis 2106

On marche pendant un bon kilomètre pour aller jusqu’à la navette et rentrer sur Marseille. Mettre un bus à disposition c’est bien mais nous larguer au milieu de nulle part c’est moins cool ! J’exagère un peu mais quand tu ne connais pas la ville et que tes jambes sont un peu out c’est quand mieux de déposer les gens près d’un métro…
On rentre enfin à l’hôtel à plus de 15h un peu explosé, CLAP de fin sur cette belle course Marseille-Cassis !

Cette course était vraiment cool malgré les quelques points négatifs que j’ai évoqué, qui concernent plutôt l’avant et l’après course. Si avec le recul il y a quand même plus grave que d’attendre une plombe dans son sas ou de finir écrasé pour une médaille, sur le moment c’est chiant ! Et quand tu viens de courir t’as pas envie de te taper ce genre de moment relou on ne va pas se mentir !

En tout cas je suis vraiment contente d’avoir pu courir Marseille-Cassis, le paysage est top et l’ambiance une des meilleures que j’ai pu voir sur une course ! Le parcours n’est pas évident mais c’est justement ce qui en fait une course si sympa et la vue fait (un peu) oublier la montée du col de la Gineste !

Et vous, vous avez participé à Marseille-Cassis ? Vous en avez pensé quoi ?

9 Replies to “Compte-rendu de course : la mythique Marseille-Cassis!”

  1. Superbe compte rendu Élise. Je note donc cette course à Faire dans mes défis à relever ! Bises ?

  2. Super compte rendu et j’ai adore les photos parce que c’est vrai que du coup je b’avais pas mon téléphone avec moi sur la course donc je. NAi pas pu prendre de souvenirs mais bon tout est grave dans la tête.. sinon je partage avec toi ton avis quant à l’organisation de la course l’attente avant le départ interminable et l’arrivée où il faut vraiment lutter pour récupérer sa médaille, trouver le ravito final et marcher des heures en côtes en plus de Ca pour récupérer sa consigne et la navette mais à côté de ca la beauté de la course nous fait tout oublier. Première fois que j’ai autant de frissons sur une course. Encore bravo à toi

    1. Merci Alexia 🙂
      Oui les photos du paysage sont cool! c’est mon copain qui a pris touts ces photos bien contente de les avoir du coup ça laisse un joli souvenir !

  3. 45 minutes pour aller aux toilettes ?? eh béé ça sent le record !
    Très beau récit de course en tout cas.
    Et sinon pour avoir une bouteille d’eau avec bouchon il faut trouver le bénévole qui a été désigné pour enlever les bouchons (indice : c’est toujours des petites filles) et leur foncer dessus direct avant qu’elles aient eu le temps de sévir (ou alors comme au RunInLyon se servir directement dans le pack d’eau !)

    1. oui oui record de course là t’as vu ça!

  4. Ça donne envie ! Mais j’aurai été fatigué avant le début de la course avec tout ses piétinements xD. Bravo ma poule, warrior !

  5. Quel joli paysage ! Pour courir c’est parfait je trouve. Tu as eu de la chance qu’il fasse chaud, moi il pleuvait pour ma toute première course, mais bon 🙂 Mes prochaines courses peuvent qu’être mieux !! Félicitations pour cette course!

    1. Ah oui avec la pluie forcément c’est moins sympa et la course aurait été moins belle!
      Pour mon premier semi je me suis pris des sauts d’eau donc je vois bien de quoi tu parles^^
      Merci de ton passage par ici 🙂

  6. […] d’une grosse séance réussie, la frustration d’une allure non respectée… J’arrive à Marseille-Cassis bien préparée et je profite pleinement de la course, ce qui était mon objectif principal pour ce […]

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